L'univers des certificats d'économies d'énergie (CEE) connaît une évolution technique importante suite à l'arrêté du 15 décembre 2025 relatif aux aides dédiées aux pompes à chaleur (PAC). Voici ce qu'il faut retenir, que vous soyez professionnel, copropriété ou particulier.
Il n'est plus désormais possible de cumuler sur une même opération la prime CEE d'une PAC avec les aides d'autres dispositifs solaires ou thermodynamiques. Il s'agit notamment des opérations concernant le chauffe-eau solaire individuel, le système solaire combiné et le dispositif solaire thermique.Cette décision entraînerait selon les calculs du délégataire CEE une baisse de 40 % du montant maximal du coup de pouce PAC.
Les nouvelles réformes font évoluer et simplifient le système de calcul des aides. En effet, le calcul intégrait des paramètres complexes liés à l'usage et à la surface. Il repose à présent sur des critères plus simplifiés. Par ailleurs, en ce qui concerne la surface plafonnée, le coefficient correctif est fixé à 1 et concerne uniquement les pièces de la maison équipées d'un émetteur de chaleur relié à la PAC.
Le principe d'équité territoriale constituant le socle du système, les montants des aides sont donc ajustés en fonction des besoins spécifiques propres à chaque zone climatique. En effet, pour rentabiliser l'investissement dans les zones rudes où la pompe devra plus travailler, il faut que l'aide financière soit élevée. En Île-de-France par exemple, où le besoin de chauffage est plus intense, le montant CEE est estimé à 5 110,56 €. En zone intermédiaire comme la Bretagne et les Pays de la Loire, il est estimé à 4 258,80 €. Sur la Côte d’Azur, le littoral méditerranéen et en Corse où le besoin est moindre, l'estimation s'élève à 2 981,16 €.
MARC HELEINE
cédric malleville
muriel romain


