Qu’il s’agisse du nouveau mode de calcul relatif aux logements de petite surface ou de la revue à la baisse du coefficient de l’électricité, les récentes réformes du DPE permettent de sortir du lot des passoires énergétiques un nombre non négligeable de logements. Si cette situation semble avantageuse, elle réduit cependant les efforts de rénovation énergétique et augmente les dépenses en énergie des résidents.
Après avoir étudié le DPE de 350 000 logements situés dans de grandes villes étudiantes, une étude du bureau d’études thermiques Casam relève que 33 % des appartements concernés pourraient obtenir une classe au DPE dès l’entrée en vigueur de la réforme relative au coefficient de l’électricité en janvier 2026. Si cette réforme permettra de régler, un tant soit peu, la crise du logement actuelle, elle comporte cependant des inconvénients majeurs. Le principal inconvénient est relatif à la mauvaise performance des logements. Si une partie des logements concernés ne sera plus classée G et sera donc autorisée à la location, leur mauvaise performance énergétique n’a toutefois pas été corrigée par des travaux de rénovation énergétique.
Selon le gouvernement, la récente réforme du DPE permettra d’éradiquer du lot des passoires thermiques, plus de 850 000 logements. Au terme d’une autre étude du bureau Casam, au total 6 millions de logements classés B, C, D ou E au DPE gagneront au moins une classe énergie, sans travaux de rénovation. Une situation qui représente un manque à gagner aux professionnels de l’immobilier. Quant aux étudiants, principaux locataires des logements de petite surface dans les grandes villes étudiantes, le risque d’une augmentation des factures d’énergie est à craindre, en raison de l’inexistence de travaux correctifs dans les logements énergivores.
MARC HELEINE
cédric malleville
muriel romain


