Le confort d’été n’a plus rien d’un simple agrément. La vulnérabilité du bâtiment à la chaleur devient un enjeu sanitaire majeur. À partir d’une récente étude de l’Inserm, le Cercle Promodul alerte sur le coût humain d’un bâti inadapté aux fortes chaleurs et met en lumière les angles morts d’un DPE encore largement pensé pour le chauffage et la froide saison.
1. Facteurs environnementaux et urbains
Écarts de température : Jusqu’à 5°C en journée et 8°C la nuit entre zones denses et végétalisées.
Végétation : Réduit la mortalité et protège des fortes chaleurs, même à des températures modérées.
Densité du bâti : Hauteur, espacement des immeubles, surfaces imperméables, orientation des rues (vents dominants).
Exemple : Deux immeubles proches peuvent avoir des conditions thermiques très différentes.
2. Vulnérabilité du bâti ancien
Logements construits avant 1970 : Peu adaptés aux canicules (absence de conception bioclimatique, matériaux inadaptés).
Surmortalité : Les quartiers avec des logements antérieurs à 1950 sont plus touchés (source : Inserm).
Enjeu : 5 millions de logements déjà vulnérables, avec une aggravation prévue (20 à 60 jours de chaleur extrême supplémentaires d’ici 2050, +4 à 5°C d’ici 2100).
MARC HELEINE
cédric malleville
muriel romain


